Notes prises au cours de l’homélie du Supérieur Général lors de l’eucharistie de clôture des Chapitres Généraux de 2012

 Au fil des lectures de ce jour(Prov 30,5-9 y Lc 9,1-6), particulièrement bienvenues pour une eucharistie d’envoi comme celle que nous célébrons, Javier évoque une des demandes du Notre Père :”Donne-nous aujourd’hui le pain de chaque jour”. La première lecture disait : “Ne me donne ni la pauvreté, ni la richesse, mais le pain dont j’ai besoin chaque jour”. Nous sommes mal si nous avons plus ou si nous avons moins que ce dont nous avons besoin. “Donne-nous aujourd’hui le pain de ce jour”…  ce  dont nous avons besoin pour la route que nous avons à faire.

Dans l’évangile il nous est dit : « N’emportez rien pour la route, mangez ce que l’on vous donnera ». La vie religieuse essaie d’être un écho de ces premiers évangélisateurs itinérants. Ils allaient pauvrement, annonçant l’Evangile et guérissant les malades. Il faut qu’ils soient  libres. Leur liberté vient de ce que Dieu leur donne le pain de chaque jour, de leur confiance en la Providence,  à la manière de ce qu’ont vécu nos fondateurs. Nous sommes, nous aussi,  comme ces évangélisateurs itinérants. La fraîcheur ou la saveur de notre vie dépend de ce que nous soyons semblables à ce que Jésus demande à ses disciples itinérants : ne pas vouloir plus que ce dont nous avons besoin pour servir les plus nécessiteux. Ne pas avoir d’autre intérêt que celui qui nous fait nous mouvoir pour annoncer l’Evangile.

La liberté donnera saveur à la vie des autres. « Seigneur, rends nous libres ». Libère-nous de ces attaches que sont l’accumulation des biens, les peurs… – Rends-nous libres pour mettre en pratique nos Chapitres. 

Le Supérieur Général rappelle  les trois images du document « Mission » du Chapitre des frères : Damien annonçant l’Evangile aux plus abandonnés ; Eustaquio guérissant et les corps et les cœurs et répandant  une paix profonde : ils étaient enracinés dans leur foi au Seigneur de même que les « martyrs » accrochés à son Cœur

Le Père Javier fait ensuite référence à un des interviews présentés dans les blogs du Chapitre. Dans cet entretien, un frère disait ce qui l’avait le plus frappé dans l’expérience du Chapitre : « Ce qui me plaît le plus, c’est quand, tous ensemble, nous regardons Jésus ». Cela nous le rendons visible dans l’Eucharistie et dans l’adoration. Les deux moments les plus importants de nos Chapitres ont été, quotidiennement, l’eucharistie et l’adoration. Cela peut paraître une considération pieuse mais c’est l’authentique réalité. Quand nous contemplons « notre pain de chaque jour », l’Eucharistie,  c’est aussi alors que  nous pouvons annoncer l’Evangile et guérir.

Notre vie religieuse dans la Congrégation est une institution qui nous permet de faire quelques-unes des choses que Jésus propose, sans être installés, nous laissant emmenés vers d’autres lieux. C’est une bénédiction. Aller au loin annoncer l’Evangile élargit le cœur.

 Nous avons parlé de « corps » international, grand… Il faut une grande bonté de cœur pour s’intéresser à l’autre.

Javier nous propose une autre prière : que le Seigneur nous aide à nous mettre en chemin physiquement  – pour ceux qui y sont appelés-,  et spirituellement.

“Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien et ce dont nous avons besoin pour servir l’Evangile… rien de plus ».

 » Quand nous prions le Notre Père, nous disons « Notre Père ». Tu es « nôtre »  et grâce à Toi  nous sommes tous  frères et sœurs« .

Notes de Fernando Cordero, sscc.                                                                 Traduction Jean Claude Marjou

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