Mardi 25 septembre, nos frères d’Indonésie nous ont proposé une soirée autour de la figure du Père Rolf REICHENBACH, religieux sscc et missionnaire dans ce pays:

Mais qui est  ce religieux des Sacrés-Coeurs à qui les Indonésiens vouent culte immense ?

Il veulent en faire un saint !

« Rolf – alias Marcus – fait profession en 1953 à Ginneken, est ordonné prêtre en 1958 à Valkenburg, et est envoyé un an après en Indonésie, depuis 1924 mission de la province néerlandaise. Après une première initiation à Bangka, il sera, pendant 17 ans, l’aumônier des « orang laut », les gens de la mer, dans l’immense archipel de Riau, entouré de Sumatra, Malaysia et Borneo (Kalimantan).

Il vit sur l’eau, apprend le chinois, entre autres langues, et est confronté avec des cultures qui l’étonnent. Beaucoup de réfugiés du Vietnam – les « boat people » – sont parmi ses brebis.
En 1977 il est nommé vicaire du diocèse de Pangkalpinang et, deux ans après, successeur de l’évêque, Administrateur apostolique.
Il n’a pas été consacré évêque parce qu’on avait besoin de lui dans la jeune communauté des Sacrés-Cœurs indonésienne qui, aujourd’hui, est province.
A partir de 1977, Rolf est vice-provincial, et en 1992 il prend la responsabilité pour la maison des étudiants à Bandung.
En 1996, avec quelques confrères, il lance une nouvelle implantation sur l’île de Batam, proche de Singapour, région en plein développement, où il fit construire l’église et le centre paroissial « Beato Damian ».
Au Chapitre Général des frères de la Congrégation, en 1988 à El Escorial (Espagne), il lance publiquement l’idée d’un noviciat de la Congrégation pour toute l’Asie, un projet reçu avec assez de critiques et de préjugés. Cette même année, le 6 Février 1988, il obtient la citoyenneté de la République d’Indonésie.
Vrai « scout » picpucien, il va lui-même choisir les lieux et préparer la nouvelle fondation (frères-sœurs) qui commence en 1990 à Manille. Aujourd’hui, il y a cinq communautés dans la capitale philippine.
C’est par lui que les premières jeunes femmes indonésiennes se sont intéressées à Picpus et se sont liées par leurs vœux à la famille de « Mère Rolf ».
Durant les dernières années de sa vie, il eut un rôle important à niveau national du renouveau charismatique en Indonésie. Il était connu un peu partout.
Un homme sobre et rationnel qui savait communiquer des convictions spirituelles et mystiques, un Picpucien authentique, amoureux de la « famille », grand admirateur de Damien, avec une rare faculté d’inculturation et d’écoute.
Deux fois, il refuse d’être nommé évêque, en se référant au fait qu’il y a des candidats qualifiés, indigènes. Il rentre en Hollande et décède à Breda , paisible et content, d’après les témoins oculaires, le 11 septembre 2004, à l’âge de 72 ans. »

( texte Eric Hernout – site http://www.ssccpicpus.fr)

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